Connecter vos outils : par où entrent vos données

Un assistant ne vaut que ce qu'il a le droit de lire. La première question n'est donc pas ce qu'il sait faire, mais ce à quoi vous pouvez le raccorder.

En bref

Omniscient lit huit familles de sources : des fichiers déposés, des fichiers structurés (tableurs et CSV), des bases de données (PostgreSQL, MySQL, SQL Server, MongoDB), une API REST quelconque, Google Drive, SharePoint et OneDrive, HubSpot, et Notion. Une boîte de réception IMAP et un serveur d'envoi SMTP complètent la liste côté automatisations. Chaque raccordement est déclaré une fois, partagé à qui de droit, et réutilisé partout où il sert.

À quelles sources la plateforme se raccorde-t-elle ?

Huit familles de sources sont livrées, et elles se recoupent volontairement : la même donnée est souvent accessible par plusieurs chemins, et le bon chemin est celui qui demande le moins de droits.

SourceCe qu'elle apporteCas typique
Fichiers déposésDocuments envoyés depuis l'interfaceUn fonds documentaire à reprendre
Fichiers structurésTableurs et CSV lus ligne à ligneUn export mensuel, un référentiel
Base de donnéesPostgreSQL, MySQL, SQL Server, MongoDBUn outil métier sans API
API RESTN'importe quel service exposant une interface webUn logiciel maison, un service tiers
Google DriveEspaces et dossiers partagésLa bureautique de l'entreprise
SharePoint et OneDriveBibliothèques et sites d'équipeLe socle documentaire Microsoft
HubSpotContacts, entreprises, affairesLe CRM commercial
NotionPages et bases de donnéesLa documentation interne

Deux protocoles de messagerie complètent la liste du côté des automatisations : une boîte de réception en IMAP, qui peut déclencher un scénario à l'arrivée d'un message, et un serveur d'envoi en SMTP pour les messages que la plateforme produit.

Quels formats de fichiers sont réellement lus ?

La distinction qui compte n'est pas l'extension, c'est ce qu'il faut faire pour en tirer du texte.

Les documents bureautiques sont lus directement : PDF, Word, Excel, PowerPoint, ainsi que le texte simple et le Markdown. Les images sont lues par reconnaissance de caractères, ce qui couvre le document scanné et la capture d'écran collée dans un compte rendu. Les fichiers structurés (CSV, TSV, tableurs) suivent un chemin séparé, parce qu'un tableau de trente mille lignes n'est pas un document : chaque ligne y devient un objet du graphe de connaissances, avec ses colonnes comme propriétés.

En revanche, l'audio et la vidéo ne sont pas transcrits. Un enregistrement de réunion déposé dans une source raccordée ne produira rien d'interrogeable. Le dire vaut mieux que le laisser découvrir : c'est une demande fréquente, et la réponse est non.

Comment une connexion est-elle déclarée, et par qui ?

Un raccordement porte presque toujours un secret : un mot de passe, un jeton, une clé. C'est ce qui rend sa gestion différente d'un simple réglage.

Une connexion se déclare une seule fois, avec un nom et une portée de partage : réservée à son auteur, ouverte à des personnes et à des rôles choisis, ou ouverte à toute l'organisation. Les traitements qui en ont besoin la référencent au lieu de recopier ses identifiants. Trois conséquences pratiques en découlent.

D'abord, un mot de passe qui change se corrige à un seul endroit. Ensuite, le secret n'est jamais lisible : il est chiffré, et aucune consultation ne le renvoie, pas même à la personne qui l'a saisi. Enfin, le droit d'usage est vérifié deux fois, à l'enregistrement puis à chaque exécution, au nom de la personne qui a créé le traitement. C'est ce second contrôle qui fait qu'un partage retiré arrête réellement ce qui en dépendait, au lieu de laisser courir un accès devenu illégitime.

Que voit-on d'un raccordement qui fonctionne mal ?

Une intégration qui tombe en panne discrètement est pire qu'une intégration absente : personne ne cherche ce qu'il croit avoir.

Chaque exécution laisse une trace consultable, et les traces s'agrègent dans une console de supervision : les traitements de la période, les journaux consultables par recherche, les échecs regroupés par cause, les documents en erreur avec leur motif, les traitements planifiés dont l'heure est passée, et la consommation associée. Un raccordement qui a cessé de répondre apparaît donc comme un fait daté, avec sa cause, plutôt que comme une absence de résultats que rien n'explique.

Faut-il tout raccorder dès le premier jour ?

Non, et c'est plutôt l'erreur à éviter.

Le facteur qui commande le délai de mise en route n'est pas technique, c'est le nombre de sources retenues et la clarté du vocabulaire métier. Un premier périmètre se limite le plus souvent à trois ou quatre sources, choisies parce qu'elles portent les questions que l'on veut pouvoir poser tout de suite. Les suivantes s'ajoutent une fois que le vocabulaire est stabilisé, ce qui évite de reprendre l'extraction sur l'ensemble.

Les sources raccordées alimentent ensuite aussi bien la recherche dans vos documents que les automatisations, sans être déclarées deux fois.

Questions fréquentes

Faut-il déplacer nos documents pour les rendre interrogeables ?

Non. Vos fichiers restent là où ils sont, et votre outil reste la source de vérité. La plateforme lit vos sources, en extrait les objets et les met en relation, puis conserve de quoi citer précisément le document d'origine. Un document supprimé chez vous reste donc à sa place dans votre outil, et la réponse qui le citait renvoie toujours vers lui.

Que se passe-t-il quand un document change chez nous ?

Une source raccordée se relit à la fréquence que vous fixez, et vous gardez la main sur ce rythme. Chaque passage produit un compte rendu consultable : les documents lus, ceux qui ont échoué et pourquoi, le temps passé et le coût. Une source qui cesse de répondre se voit donc, au lieu de s'éteindre en silence.

Un mot de passe qui change casse-t-il les raccordements ?

Il se corrige à un seul endroit. Une connexion est déclarée une fois, avec ses identifiants, puis référencée par les traitements qui en ont besoin. Corriger le mot de passe dans la connexion suffit à réparer tout ce qui en dépend. Les identifiants sont chiffrés et ne ressortent jamais d'une lecture, pas même pour la personne qui les a saisis.

Et si notre outil métier n'a pas de connecteur dédié ?

C'est le cas prévu par le connecteur d'API REST, qui s'adresse à n'importe quel service exposant une interface web, avec l'authentification que ce service demande. Les bases de données couvrent le reste : beaucoup d'applications métier sans API publique restent lisibles par la base qui les porte, en lecture seule.

Voyons ce que ça donne sur vos données

Une démonstration se prépare sur vos propres cas. Dites-nous ce que vous cherchez à obtenir, nous vous montrons le chemin jusqu'à la réponse.

Comment se construit un devis